Humain
Homme
Taps 

Et l'on dit que, ce jour là, la nature entière fit silence.
Qu'il n'y souffla pas même une brise, que les plantes cessèrent de pousser, que les suriboises restèrent en leur logis. Aucun cultivateur ne laboura sa terre, aucun berger ne sorti ses bêtes, c'est ce que l'on dit de ce jour là.
Qu'avec les matériaux les plus fins on tressa une couronne douce et légère, si légère qu'elle n'affligerait pas la tête qui la porterait, qu'elle serait un support pour ses pensées profondes et un écrin à sa beauté placide.
Et l'on dit que, ce jour là, Chemnosh éventra le ciel, qu'il versa une unique larme et qu'il laissa descendre sa divine descendance parmi les mortels, que mille anges sonnèrent flutiaux et trompettes à l'annonce de leur arrivée.
Et que Valdania, Taps et Libra mirent leurs différents de coté. Qu'ils firent la paix un instant pour s'accorder sur une vérité universelle, que ce mortel ci, celui là même, était leur préféré et le plus à même de régner sur les autres.
C'est ce que l'on dit de ce jour là.
Et l'on dit encore que, regard vers le ciel, ses cheveux d'or tombant sur ses frêles épaules, Carolus reçu humblement les louanges de tout le panthéon et que, sur son front, ils posèrent un baiser et la couronne de tout Terra.
Et que cet instant fugace finit aussi prestement qu'il était arrivé, que le vent se leva une fois encore, que les suriboises s'en retournèrent à leur basse besogne. Que le monde redevint lui même, avec une mineur différente.
Voilà ce que l'on dit de ce jour là
Enfin c'est ce qu'on dit quoi
Voilà quoi, c'est ce qu'on dit de ce jour là
Enfin c'est ce qu'on m'a dit plutôt, un type m'a raconté ça à la taverne, j'ai pas tout compris
Z'auriez pas une 'tite pièce ?
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Vampire
Homme
Libra 
Alors que Ortanko était en train d'écraser des insectes dans le désert une missive lui arriva
"Ortanko, Fléau des croyants, vous voilà désormais affublé d'un nouveau titre, intendant"
C'est quoi ces conneries? Qui donc a été assez stupide pour me déclarer intendant de quoi que ce soit? Autant nommé le Roi Carolus Chef de clan, krkrkrkrkrkrkrkrkrkr
Attend mais ..... quoi?!?!?!?!?!........
PFFFFFFAHAHAHAHAHAH
Nain
Homme
Libra 
Elfe
Homme
Valdania 
Carolus. On t'as dis de ne plus mâcher les cactus qui pousses à côté des crottes de suri, ça te fais délirer.
Humain
Homme
Taps 

En route pour sa nouvelle capitale, le grand et sage roi Carolus était pensif. Pensif comme seul pouvait l'être un vrai roi, car, enfin, qui mieux qu'un roi pensif pensait penser sans poncifs ?
Son royaume était une terre de violence et de brutalité. Et il ne pouvait s'ôter l'idée qu'une partie infime de ces crimes ne fussent l’œuvre de certains de ses propres gens.
Pas parce qu'il manquait d'autorité non, ni parce que ses gens ne l'aimaient ou ne le respectaient pas, bien sûr que non. Même Ortanko, plus proche de la bête que de l'homme et à moitié aussi fin, l'aimait comme un prêtre aime son dieu. C'était certain.
Non, si le monde continuait de s'écharper n'importe comment c'était pour une raison simple : c'est parce qu'il ne l'avait pas proprement interdit !
Une chance qu'il y ai pensé.
Il pris sa plus belle plume et son papier le plus ordinaire avant de commencer à les faire danser l'un contre l'autre.
Ainsi parle Carolus, le roi des guerriers et des hommes de paix. Écoutez ma loi et ses commandements que je vous donne en ce jour.
Écoutez là et gardez là à cœur, aujourd'hui et chaque jour.
La loi de la guerre de Terra
Principe, le premier
À moins qu'ils ne s'organisent en maraude ou en milice, tu ne tueras pas les vagabonds sans-clan, les puisatiers et les travailleurs de la terre. Tu ne les affameras pas, ni ne détruiras leurs puits et leurs parterres de fleurs.
Principe, le deuxième
Tu ne refuseras pas la reddition qui t'es offerte, et tu ne raseras pas la ville de l'ennemi qui se rend, et tu ne l'accableras pas d'impôts et de tributs trop élevés. Un ennemi aimablement vaincu fait un voisin paisible.
Principe, le troisième
Tu n'accableras pas le chef d'un clan du sceau de Libra, et tu épargneras à son âme l'humiliation des enfers. Car son esprit porte une charge plus lourde que le tien et son âme un fardeau plus important que la tienne.
Principe, le quatrième
En voyage en terre ennemie tu poseras à tes pieds un cruchon d'eau potable. Et si tu rencontres un ennemi seul sur les terres de ton roi et qu'il a, à ses pieds, un cruchon, tu le prendras mais tu épargneras sa vie.
Principe, le cinquième
La loi de la guerre n'a de valeur que si chacun lui obéis avec rigueur. Que ton ennemi la garde près de son cœur et tu lui devras en retour charité et courtoisie. Qu'il se libère de ces règles et il te libèrera par la même.
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Humain
Femme
Taps 

Lastelle creusait des sillons dans le sable, en direction de l'ouest.
Creuser, placer des lattes de matos dans le sens de la marche,
refermer avec un mélange de terre et de sable,
et bien tasser à coups de pelle.
Avancer de deux pas, recommencer.
C'est comme ça qu'on fait un sentier.
🙤 · ┈┈┈┈┈┈ · 🙦
Le fer de la pelle bute contre un obstacle impromptu, une petite pousse de cactus.
La brune encapuchonnée se penche pour tirer dessus. Déjà qu'elle doit éviter les plus grosses pousses pour faire passer son sentier, c'est pas un bébé cactus qui va encore l'obliger à revoir ses plans une fois de plus.
Elle se penche, tire dessus, prestement l'arrache et le jette négligemment derrière elle.
«...Hey ! Attention où tu balances tes trucs !»
Elle se retourne. L'homme qu'elle a failli éborgner par mégarde, elle le reconnaît, c'est l'aubergiste qui tient habituellement son échoppe proche de la Pyramide Blanche.
«Navrée... J'étais trop occupée à ma tâche. Vous avez ce que je vous ai demandé ?»
L'homme hoche la tête.
«Oui, tiens... Alors ça avance ce sentier ? Tu galères pas trop ?»
Échange de paquet.
Elle examine le contenu, hoche doucement sa capuche blanche et le range sous sa tunique.
«Ça avance. Je ne serais pas contre un peu d'aide, à l'occasion.»
L'homme s'esclaffe.
«Ah désolé ! J'ai déjà pas mal à faire à mon auberge ! Mais si je trouve une bonne âme qui veut se rendre utile, j'te l'envoie fissa, pas d'souci !»
L'aubergiste tourne déjà les talons, et alors qu'elle reprend sa pelle pour creuser le sillon suivant, il se ravise et revient sur ses pas.
«Ah au fait, j'ai failli oublier... On m'a dit d'te donner ça.»
Un rouleau de papier tendu vers elle, elle l'examine et le prend.
Apposé sur le rouleau, un curieux symbole à base de suriboise et de couronne, mais que l'on dirait dessinés à la main.
Elle relève la tête.
«...De la part de qui ?»
L'homme s'en va déjà, le dos tourné.
«Ah ça, on m'a pas dit !»
🙤 · ┈┈┈┈┈┈ · 🙦
Penchée sur sa pelle plantée près d'une planche de matos, elle déroule le papier et en lit le contenu.
Pensive, elle tortille entre ses doigts l'une de ses longues mèches brunes débordant de sa capuche blanche à liseré cuivré.
Hm... Finalement ce souverain se décide à dicter ses lois, c'est pas trop tôt.
Certains de ces principes me semblent être du bon sens, au moins ce ne sera pas compliqué pour moi de les respecter.
Par contre, je ne suis pas sûre que tout le monde s'y tienne... Le désert a ses raisons que la raison néglige souvent.
Une soudaine démangeaison entre ses omoplates l'incite à ranger le rouleau de papier parmi ses effets personnels, elle reprend ensuite sa pelle et s'en retourne creuser le nouveau sentier, en souhaitant que son œuvre survive au moins un certain temps dans le désert pour l'usage de ses semblables.
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Ou pas.
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