Elfe
Femme
Taps 

Les oracles sont formels.
Qu’il s’agisse du vol des vautours si avides de repaître de ses restes, de la trajectoire des tortues qu’elle a harcelées pendant des jours avant de pouvoir les massacrer, ou des cliquetis des squelettes qui l’ont accueillie à son arrivée à la pyramide blanche, les créatures de ce monde semblent toutes réagir à l’émergence d’un nouveau pouvoir.
La sécheresse de l’air, l’âpreté du vent, la tépidité des eaux stagnantes… tout proclame l’imminence d’un avènement. Même le scintillement des étoiles s’est drapé d’un flou transitoire, typique des périodes de grand changement, et qui n’a absolument rien à voir avec une improbable vue qui baisserait. Elle le sait, la Cassandra, rendue si sage par la valeur de ses nombreuses années.
Le temps est venu pour la nouveauté, pour une radiance fragile mais pleine de potentiel, qui saura donner un sens à sa vie, guider les masses errantes, et peut-être aussi lui remplir un peu l’estomac.
Oh, qu’elle est exigeante, cette charge de prophétesse, qu’elle porte à la fois comme un fardeau terrible et comme le plus précieux des cadeaux !
Mais elle a suivi la rumeur, avec vaillance et avec courage, et l’énergie du désespoir.
Avec un rêve en tête et le murmure des dieux au creux de ses tympans, et sans tenir compte des ampoules à ses pieds : elle a suivi la route, les ancien chemins oubliés depuis longtemps, à travers les dunes jusqu’aux ruines de ce qui était jadis une cité interdite. Elle en a franchi les vestiges des portes, d’un pas débordant de détermination, jusqu’à la cahute vaguement bringuebalante installée près des ruines de l’ancienne cathédrale, si noire qu’elle semblait absorber chaque rayon de lumière.
Et l’homme est là.
Roi des cactus, roi des suriboises, roi des dunes de par sa naissance des plus exceptionnelles : il est tout ce que la rumeur prétend, et la Cassandra voit bien tout le potentiel concentré dans la promesse de cette couronne qui ne ceint pas encore son front, et dans la multitude de seaux remplis d’eau alignés autour des puits.
Il n’y a pas à tergiverser ! Clairement, ce mortel est celui qu’elle attendait, et dont le monde a grand besoin !
Alors, prenant à partie les autres miséreux qui errent parmi les ruines, elle lève les deux bras vers le ciel : son bâton de marche usé en main droite, son indéfectible boule de cristal en main gauche, avec le parfait frémissement théâtral des pans frangés de son châle de bohémienne, soulignant le tout d’un cliquètement de bracelets des plus solennels.
« Oyez ! Oyez, vous qui êtes bénis entre tous ! Vous avez été choisis par les dieux pour devenir les dignes sujets du roi de tout ! » clame-t-elle pour l’assistance, avant de pointer son bâton vers l’homme et de s’en approcher.
« Ô, seigneur Carolus, juste et bienveillant seigneur offert aux mortels par le Panthéon tout entier, je t’en conjure, accepte-moi parmi tes fidèles. Je porterai pour toi l’écho de ta renommée par-delà l’horizon et je saurai chanter les louanges de ton nom. Je n’épargnerai ni ma foi ni ma peine jusqu’à ce que tu sièges sur le trône qui t’est destiné ! Que l’eau que tu puises avec tant de noblesse ramène la vigueur à mes membres, afin que mes prières montent aux dieux avec la ferveur que ta grandeur mérite ! »
Un peu essoufflée après tant de clameurs, la gorge asséchée par la rigueur du désert, elle pose un genou à terre. « Roi Carolus, fais de moi ta prophétesse et ton augure, je t’en implore. Je serai pour toi le plus loyal des soutiens, car tel est le destin qui m’attend. Il n’y a de vrai roi que toi, qui d’autre pourrai-je servir ? Toi seul détiens le pouvoir de concrétiser ma destinée. »
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Humain
Homme
Taps 

Qu'importe la clairvoyance, le savoir ou l'indifférence : il est de ces moments qui nous coupent la chique. C'est comme ça et, après tout, ils font partie des plaisirs de la vie.
Carolus était élu, c'était l'évidence. Car, enfin, s'il ne l'était pas alors qui pouvait bien l'être ?
Élu des dieux, des bêtes et des hommes, élu du désert lui-même et des gens qui y habitent. Carolus était élu, c'était l'évidence.
Mais s'était-il douté qu'il était également élu des vieilles dames ? Certes non. Car, enfin, qui savait mieux percevoir le monde que les mamies ? Qui donc aurait pût le percer à jour avec plus d'aisance ? S'il était élu des vieilles dames alors Carolus était certainement élu de toutes les dames. C'était l'évidence.
Il se congratulait intérieurement, laissant brièvement de coté sa grande humilité. Flatté, mais pas surpris, d'émouvoir ainsi sans efforts les plus avisés de ses sujets. Il sécha une larme de joie sincère.
Prête moi tes oreilles, prophétesse ! Entama-t-il d'une voix de presque-stentor-mais-pas-tout-à-fait. Ainsi parle Carolus, Roi des terres sous les cieux et des cieux au dessus de la terre, roi du désert, de ceux qui y vivent et des autres.
Il ponctuait son discours de grands gestes vers les cieux, riches de sens mais vides de signification.
Ton discours m'a ému prophétesse, il a touché mon grand cœur. Si ma virilité n'était égale à ma douceur je pleurerais ici tout l'eau de mon corps.
Prophétesse, approche et entends moi, ici et sur l'heure. Je fais de toi mon précepteur, mon grand prêtre et mon oracle. Lis mon futur et mon passé, je m'échinerais à lire mon présent.
Prophétesse, je fais serment de te protéger et de te servir jusqu'à ma mort, d'être un roi juste et généreux, de m'assurer que tu ne manques ni d'eau ni de pain.
Réalisant, mais un peu tard, que le pain n'était plus obligatoire à la survie depuis longtemps il conclut son soliloque par une bise sur le front et un vague adoubement à l'aide de son maillet, faute d'épée.
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Humain
Homme
Taps 
Le désert, le désert, le désert et encore le désert. Terra n'avait pas beaucoup changé pendant toutes ces années et il était facile de se lasser de ce paysage morne et sans intérêt. Se planter le pied dans un cactus devenait même un drôle de plaisir, une douce surprise venant briser cette vie monotone le temps de quelques secondes de douleur bienvenue.
Et enfin... Enfin quelque chose d'intéressant vint jusqu'aux oreilles de Longinus. Le discours d'une vieille, sans doute folle, déclamant qu'un certain Carolus était le roi de tout Terra. Un complet inconnu voulant sans doute profiter de la disparition des anciens clans pour prendre le pouvoir, étrange idée de vouloir régner sur quelques cailloux et cactus.
Et pourtant, Longinus s'approcha lentement de Carolus pour s'agenouiller devant lui. Il voyait déjà les champs de bataille, les victoires et les défaites, les cris et les pleurs, les beuveries et les morts.
- Roi Carolus, permettez qu'j'vous rejoigne. Sûr qu'vous êtes le meilleur, l'plus grand des rois. J'dois être né qu'pour vous servir, j'le sens en moi.
Il est toujours plus facile de s'amuser avec un poste haut placé : moins de travail pour plus de fêtes. Il espérait gagner plusieurs titres comme la vieille en se présentant aussi vite. Premier arrivé, premier servi non ?
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Humain
Homme
Taps 

A la suite de l'ancienne vint un jeune éphèbe, au port élégant et au crane immaculé. L’œil vif et l'esprit aiguisé par la fine besogne, un homme de qualité.
Contemplant la lumière solaire se refléter dans son chef ovoïdal, Carolus crut un instant voir sa destiné, il revint rapidement à la raison, tiré de sa rêverie par une nouvelle allégeance solennelle
Humble fils du sable, je sais voir en toi la trempe des grands. Et je sais que des hommes à l'idiome le plus ordinaire viennent parfois les plus belles perles de sagesse. Dit-il, les mains posées sur les épaules de son nouveau protégé.
Soit pour moi un fils et je serais pour toi un père, aime moi comme un homme aime son Roi et je te protègerais du mauvais sort, du mauvais œil et du mauvais temps.
Ici et sur l'heure, je fais de toi mon capitaine, mon maître espion, le seigneur de guerre de mes cruelles milices. Défends moi des hommes sanglants, des malfaisants et des ouvriers de perditions, surveille mon ombre comme s'il s'agissait de la tienne et je fais serment que tu ne manquera ni d'eau ni de...
Se rattrapant cette fois ci le pauvre Carolus se trouva fort dépourvu de ne pouvoir finir proprement son énumération. Il prit le parti de changer son serment en aposiopèse, jugeant que ça n'enlevait pas grand chose à la solennité de la chose.
Il frappa de son maillet l'épaule droite de son nouvel homme lige avant de faire de même avec l'autre, l'autre épaule, celle qui se trouve du coté opposé.
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Elfe
Femme
Taps 

Le temps file entre les dunes comme le vent dans les immensités de Terra, et La Cassandra ne regrette pas d’avoir prêté allégeance à l’Élu de tous, le seul et unique Roi de Tout, seul souverain légitime de Terra, et surtout Grand Pourvoyeur d’Eau : le juste et généreux Carolus. Sous sa bienveillante tutelle, elle peut déployer toute la science de son art divinatoire et toute la puissance de ses talents prophétiques, au bénéfice des loyaux sujets de son roi. La voilà plongée dans une transe méditative vaguement poussiéreuse, lorsque son troisième œil l’alerte : un danger rôde à proximité ! Suivant l’inexorable compas de sa magie, et aussi le fracas des armes, elle émerge de sa cahute à temps pour observer Ortanko, le Fléau des Sables en personne et homme-lige du Très Grand Roi, en découdre avec un intrus inconnu, arrivé en tapinois pour exécuter probablement quelque sombre et sournois dessein sur l’auguste personne du roi. Est-ce l'un de ces Platistes récemment arrivés et dont l'hostilité envers les miséreux du désert est manifeste ?
Tout autour les clameurs des humbles et des justes encouragent le digne défenseur ; mais quand, victime d’une faiblesse inhérente à la jeunesse de son incarnation et à la facétie de quelque dieu étourdi, le champion s’épuise, la prophétesse n’écoute que son courage et incante un sortilège ardent pour voler au secours du vaillant guerrier. Le maléfice atteint sa cible ; mais les dieux sont traîtres parfois et ont décidé qu’elle ne pourrait jamais être mage de guerre, juste aspirante briquet autorisée à un seul et unique sort par jour. Dépitée mais prise d’un élan de hardiesse (et d’un grain de folie, pourraient en dire certains qui décriront plus tard avec moult détails l’éclat possédé de son regard et l’écume de la mousse à ses lèvres), l’ancêtre se rue sur l’inconnu et le roue de coups de bâton.
La rossée est administrée avec grande conviction et légitime courroux, et ne manque que d’un peu de précision : le sable vole en amples poignées, la majorité de ses attaques ratent leur cible, et l’intrus court le risque d’être sévèrement enrhumé par tout cet air secoué autour de lui. Finalement, jetant au sol son bâton inutile, la vénérable mage saute sur le dos de l’ennemi, au mépris des protestations émises par ses genoux fatigués. Il faut bien faire feu de tout bois, à défaut de pouvoir l’enflammer elle-même ! Doigts dans les yeux, tirage de cheveux, rien n’est épargné à l’opposant.
Finalement, ses doigts se referment sur un filin qui pendouille, et elle l’arrache rageusement de l’habit de son adversaire. C’est fin, c’est résistant : sans hésiter plus longtemps, elle s’en sert pour le garrotter, et l’étrangle avec toute la rancune mesquine de son âge avancé, jusqu’à ce que finalement, il expire. Essoufflée, elle reste quelques minutes au sol à haleter fébrilement, tandis que le Fléau parcourt posément les possessions de l’homme avant de le marquer du sceau de Libra. Lorsque le corps disparaît, avalé par les sables, la prophétesse reste là, à contempler le semblant de cordage qu’elle tourne et retourne entre ses mains.
C’est visiblement la queue séchée et bien conservée d’une suriboise. Opinant du chef pour elle-même, elle ramasse son bâton et se relève dans un concert de craquements d’articulations malmenées, avant de rejoindre le digne Carolus en claudiquant pour épargner son dos meurtri. « Ô, mon roi ! » entonne-t-elle fébrilement, levant vers lui l’objet exposé au creux de sa paume calleuse. « Contemple l’instrument modeste qui a infligé son digne châtiment au misérable venu attenter à ta vie ! Les dieux nous ont fait cadeau de cette merveille salvatrice, que je proclame aujourd’hui très sainte relique de ton règne ! Je t’en conjure, ordonne qu’on lui bâtisse une cathédrale, afin que je puisse lui rendre le culte qu’elle mérite, pour avoir su protéger la bénédiction qu’est ton existence bénie ! »
Et quand cela sera ordonné et accompli, se dit la prophétesse en massant ses reins douloureux, il faudra qu’elle prie les dieux de lui accorder plus qu’une petite boule de feu à chaque lever de soleil, sans quoi la crise cardiaque risque bien de l’emporter au prochain combat.
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Humain
Femme
Taps 

Dans un lointain futur, on pourra probablement consulter une archive des Saintes Écritures de Terra, du genre :
En ces temps-là, au terme d'un héroïque et puissant combat entre l'Haruspice Grisonnante et le mystérieux Monstre des Fins Fonds du Désert, la Sainte Relique fut découverte, et précieusement conservée au sein du majestueux temple bâti pour l'occasion, dans le but honorable de la préserver des ravages des tempêtes de sable et du temps, et pour l'offrir à la vue des nombreux pèlerins qui se déplaceront pour une simple occasion de la contempler de leur vivant, avec des yeux scintillants d'admiration et de respect.
De nos jours :
«Bon, quatre piles de caillasse, une planche posée par dessus et bloquée avec un gros caillou, c'est bien suffisant pour protéger un bocal avec une queue d'bestiole dedans non ?
-Mais elle va râler la vieille ! Une "queutée d'râle" elle a dit !
-M'en fous des humeurs de la vieille ! On a pas des masses de pierres ici, et la ruine noire là-bas on arrive même pas à en tirer grand chose avec les outils qu'on a ! Mais tu sais quoi, j'vais-y graver des flammes sur le pourtour de la planche, comme ça ça lui f'ra plaisir à la vieille, vu qu'à c'qu'y parait elle fait d'la magie et tout ça.»
...Dans le futur, extrait des Saintes Écritures de Terra, suite :
La Sainte Cathédrale de l'Ordre de la Queue de Suriboise était un large temple à l'architecture de toute beauté, et l'on vanta longtemps la splendeur des gravures de gigantesques flammes ornementées sur le fronton, symboles à la fois de la chaleur tenace du désert, de la puissance destructrice de la magie calorifère de l'Haruspice Grisonnante, et de la témérité sans faille du Saint Roi du Désert.
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Vampire
Homme
Libra 
Promenons-nous dans le bois pendant que Djoodha n'y est pas ... chantonne Ortanko. Content mais honteux. Ce combat qui devait marquer l'avènement de son retour lui a montré la fébrilité de sa puissance, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Simple combattant niveau 1 perdu dans ce vaste désert il allait devoir chasser et faire couler le sang pour regagner sa fougue passée.
Faire appel à quelqu'un pour finir ce pleutre, qu'elle infamie Bordel!
Libra, je te salue !!!!
Toc toc toc ? Qui est là ? Pas Djoodha .
Nain
Homme
Libra 

À La Cassandra,
Voix des Sables,
Gardienne des Volutes,
Dompteuse des Mirages où se noient les certitudes des mortels,
À Ortanko,
Champion écarlate,
Fendeur de dunes et des crânes,
Celui dont même le vent préfère faire un détour par respect — ou par prudence,
Recevez les mots de Karacole,
Artisan du Plateau, bâtisseur de pierres et de paix.
Grande prêtresse Cassandra,
Votre nom voyage plus loin que les caravanes,
Et vos prophéties portent la gravité d’un désert qui n’oublie rien.
Nous savons que les événements récents ont meurtri l’équilibre sacré, et que le Roi, votre maître, porte désormais un chagrin qui ne ressemble qu’à ceux des souverains : immense, silencieux, et impossible à déposer.
Je viens vers vous non pour excuser, encore moins pour accuser, mais pour reconnaître la légitimité de la tempête qui entoure Carolus.
Votre sagesse seule peut offrir ce que les lames et les hordes ne sauraient obtenir :
Un espace pour respirer avant que les dieux eux-mêmes ne se mêlent trop profondément de cette affaire.
Ortanko, Guerrier du Roi,
Ton nom est prononcé sur le Plateau avec le même ton qu’on réserve habituellement aux avalanches : un mélange de respect, d’admiration et de pincement à l’estomac.
Ton efficacité n’est plus à prouver.
À vrai dire, chacun de tes combats semble suivi d’un commentaire moqueur qui achève presque la victime plus sûrement que ton arme. Une tradition… divertissante, dirons-nous, mais rappelez vous que le tranchant des mots fait frétiller les fourreaux contenant les lames de la vengeance...
Ainsi, c’est précisément parce que ta réputation est déjà faite, que je viens te demander de la laisser parler à ta place.
Parfois, une lame reposée sur une table peut créer plus de respect qu’une lame brandie au ciel (ou dans le ventre d'un Plateautien).
Ce que je propose, humblement mais fermement :
Une trêve, simple, directe, sans piège ni détour.
Une rencontre tripartite, sous ton regard, Cassandra, afin de remettre les serments dans le bon ordre.
Un arrêt temporaire des représailles,
pour éviter que deux royaumes ne se consument pour une affaire qui, si on la laisse croître, deviendra trop grande pour la plaine qui nous contient.
En vérité…
Je viens sans défi, sans menace, et sans la prétention de croire que nos problèmes se résoudront en une heure.
Mais je refuse aussi que le désert — si beau, si dur, si ancien — devienne le théâtre d’une escalade absurde où chacun perdra.
Grande Cassandra, Ortanko,
Je m’en remets à votre grandeur,
car vous êtes parmi les rares dont la décision peut encore sauver la suite.
— Karacole,
Émissaire du Plateau,
Celui qui construit des murs… mais pas entre les peuples.
Vampire
Homme
Libra 
Rare sont les personnes en qui je crois, celles-ci sont injustement pourfendues ces derniers temps, même vous avez été victime de ces malandrins, mais étant votre main armée et un Fléau reconnu ne plierai pas à vos ordres ou désirs , par contre vos conseils je peux les entendre.
Si vous désirez parlementer avec ces pleutres et faire cesser "un temps" les hostilités, je serai votre obligé.
Fléaument
Vampire
Homme
Libra 
Ortanko se promenait tranquillement dans le désert, grommelant et ressassant les paroles de Carolus quand il tomba sur une vieille connaissance.
Son cœur s'accéléra et un combat mental commença...
L'a dit quoi l'autre? Pas tapé? Mais eux ils ont tapé? Je fais quoiiiii bordel? Je vais me faire une entorse au cerveau avec ces conneries. Bon je vais faire un papier pierre ciseau en solitaire , si la main droite gagne, je tape ce boulet, si c'est la gauche je ne fais rien.
Ortanko le Fléau concentra toute son énergie pour arriver à utiliser ses deux mains en même temps et dit:
Pierre, papier, ciseaux...
Ortanko fit pierre dans la main gauche et un PUIT?!?!?!? dans la main droite
Krkrkrkrkrkrkrkrkr roooh bah la main droite a gagnée, qu'elle malhonnête !!! dit-il en sortant son aiguille de ses guêtres.
Bon bah faute de didgeridoo pour passer le temps je vais refaire d'un DJOODHARIDEAU.
Il ne lui en fallut pas plus pour se tordre de rire et renvoyer ce platiste en enfer., d'où il revenait.
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Elfe
Femme
Taps 

Elle est un peu perplexe, la Cassandra, à la lecture du message reçu de l’émissaire du Plateau. Des personnes bien étranges, aux coutumes déconcertantes, et qui ne semblent pas reconnaître la souveraineté absolue du bon roi Carolus sur l’ensemble des êtres et des choses peuplant Terra. Un bien mauvais départ pour lancer des négociations, mais ce point-là sera du ressort de son roi.
Elle, ce qui la concerne, c’est la dimension morale de discussions si haut placées : elle est la grande prophétesse, la gardienne de ce qui est juste. Le rempart contre le déséquilibre, les mystifications, la malhonnêteté, et même le rhume des foins.
Il ne saurait être question d’instabilité sous le règne si éclairé du grand Carolus.
Pensive, elle s’en va à la rencontre de son souverain auquel, après les salamalecs d’usage, elle remet le pli.
« Mon roi ? Je crois que je suis aussi invitée. Pour le goûter, chez les Platistes. »
Une fois obtenue l’autorisation de prendre part au pique-nique en terrain neutre, et assurée qu’il y aurait bien du lait sans lactose pour y tremper les quatre-quarts, elle prend la plume pour rédiger une réponse.
« À Karacole,
Petit par la taille mais grand par l’audace,
Je reçois votre invitation sous l’œil clément des dieux.
Mon roi Carolus, grand par sa sagesse et bienveillant envers tous, consent à ce que j’éclaire de mes prophéties les prochaines discussions champêtres entre votre confrérie et notre royaume.
Je vous saurai gré de prévoir des tartines de pain de mie sans gluten, pour ménager à la fois la fragilité de ma dentition et la susceptibilité de mon système digestif.
Puissent les dieux vous accorder leur conseil.
La Cassandra,
Augure éclairée,
Celle qui voit les choses cachées. »


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