Humain
Homme
Taps
Chapitre 1: Maghrib Al-Aqsa
Il existait autrefois, un royaume bien plus aride que le désert de Terra, peuplé de différents peuples guerriers et savants. La vie dans cette contrée était bien difficile, mais récompensait soigneusement ceux qui parvenait à s'y installer et à y rester. Une fois apprivoisée, la terre devenait l'une des plus fertile que le ciel est put voir, l'eau y coulait à flot et de nombreuses tribu avait formées leurs propres petites oasis en plein milieu du désert.
Malheureusement, ce genre de don ne reste jamais caché bien longtemps, et la fertilité de la terre sainte arriva bien vite aux oreilles d'autres royaumes, dont certains avaient beaucoup moins de chance. Les maghribiens, accueillir les nouveaux venus les bras ouvert, leur apprenant coutumes et danger de cette terre. Mais certains royaumes en voulaient toujours d'avantage, notamment le royaume d'Al Jazaïr.
Al Jazaïr était un royaume voisin, dominé d'une main de fer par un tyran qui n'hésitait pas à commettre le moindre crime pour assouvir ses envies. Son propre peuple le craignait bien plus qu'ils ne l'admirait, et les façades de ses nombreuses demeures étaient recouvertes des têtes de ceux qui avaient osé se rebeller. Ce tyran dont le nom est désormais oublié de tous, avait rapidement eu vent de la fertilité de la terre voisine et il la considérait déjà comme sienne.
Débuta alors une guerre terrible entre les deux nations, le royaume d'Al Jazaïr grapillant du territoire mètre par mètre aux valeureux maghribiens qui bien que guerrier n'avaient aucune formation militaire, aucune hiérarchie pour organiser leur défense. Maghrib Al-Aqsa restait une terre de tribu non liée les unes aux autres, et Al Jazaïr s'en servait fortement bien à son avantage. Quand une tribu était attaquée, les autres autours n'intervenaient que rarement, priant pour ne pas être la suivante. Malgré les conditions défavorable, le peuple maghribiens tenu bon, et la guerre dura plus de 600 ans.
Chapitre 2 : Hassan Ifren
C'est dans ce contexte de guerre, de massacre et de peur que naquît notre héro, Hassan Ifren. Fils du chef d'une tribu excentré des combats, Hassan put grandir sans trop se soucier de la guerre qui ravageait le reste du pays. Son père fit tout ce qu'il put pour épargner à sa famille les horreurs que les vagabonds lui rapportaient.
Malgré tout, Hicham, le père d'Hassan avait pris des mesures, sachant bien que les troupes Jazaïriennes finiraient tôt ou tard par parvenir jusqu'au village. Chaque personnes aptes à se battre, étaient désormais formée à la guerre et aux techniques de survie dès 15 ans. Hassan était un élève brillant dans tous ces domaines, son père lui apprenant dans le même temps les rudiments de la gestion d'une tribu.
Hassan était devenu un homme, son père avait quelques peu vieillit quand les premières troupes Jazaïriennes parvinrent jusqu'à leur village. Une petite troupe, des éclaireurs sans aucun doute, affamés et éreintés, ces hommes n'avaient pas les enseignements nécessaire pour survivre bien longtemps seuls dans le désert du Maghrib. Hicham et son fils Hassan s'étaient occupés rapidement de ces envahisseurs, mais leur arrivée signifiait qu'une troupe bien plus importante s'approchait. Le village fut barricadé, les plus vulnérables furent envoyés dans des villages plus en amont. Il ne restait plus qu'Hicham, Hassan et une cinquantaine de combattant quand un jour, au aurore une flèche enflammé vint se planter dans la toiture de la maison du chef. L'alerte fut donnée, les hommes et les femmes se préparèrent à combattre, ils rejoignirent rapidement la barricade est. Mais ce qu'ils virent leur ôta tout courage, certains s'enfuir rapidement. Contre la cinquantaine de défenseur du village, ce ne fut pas une petite troupe qui se dressait, mais une belle armée de plusieurs centaines d'homme armés jusqu'au dent.
Hassan et Hicham restèrent imperturbable, du moins de l'extérieur. Ils eurent un regard l'un vers l'autre, chacun compris qu'ils allaient connaitre leur ultime combat ensemble et qu'ils tomberaient fièrement côte à côte en défendant leur village.
Chapitre 3 : Le soulèvement
L'armée Jazaïrienne jouaient avec les défenses du pauvre petit village en envoyant leurs hommes que par petit groupe. La moitié des défenseurs étaient déjà tombés, mais père et fils se battaient comme des lions acculés. Ils étaient fatigués, leurs muscles commençaient à se tétaniser, ils ne ressentaient même plus la douleur des dizaines d'entailles sur leurs corps. Hicham s'effondra au sol le premier, au pied de son fils. La vision d'Hassan se troublait, il lâcha ses armes, ferma les yeux et accueillit la mort :
"Mes ancêtres ... Nous avons vaillamment combattu en votre honneur avec Père, veuillez nous accueillir parmi vous ..."
Mais à l'instant où il prononçait ses mots, un vacarme le sorti de sa torpeur. Il eu tout juste le temps d'apercevoir une armée inconnue fondre sur l'armée Jazaïrienne, lorsque l'un des soldats planta le bout de sa lame dans son ventre. Hassan s'écroula, il cru mourir, mais la dernière vision qu'il aurait eu lui donnait espoir pour l'avenir de son pays. Ses yeux se clore , les ténèbres l'engloutir dans un tourbillon. Mais à sa plus grande surprise, la lumière parvint jusqu'à lui à nouveau. Plus de trois semaines après cette terrible bataille, Hassan repris connaissance dans une tente inconnue. Il aperçu une femme qui s'enfuit dès qu'elle compris qu'il s'éveillait. Elle revint avec Hicham, au bord des larmes qui remerciait le ciel de ne pas lui avoir arraché son fils. Après l'euphorie, Hicham expliqua toute la situation à un Hassan complètement perdu. L'armée qu'Hassan avait vu lors de la bataille était l'armée d'un certain Souleyman, celui-ci avait réussi à unir un grand nombre de tribu derrière lui et avait formé une armée pour dégager les Jazaïriens de leurs terres. Ils étaient arrivés juste à temps pour les sauver, lui et son père et une dizaine de rescapés du village.
Hassan resta alité encore plusieurs semaines des suites de sa blessure, mais dès qu'il fut sur pieds, il repris son entrainement pour intégrer la grande armée de Souleyman. Il souhaitait faire honneur à ses ancêtres, son pays mais aussi cet homme qui l'avait sauvé lui et son père et dont ce dernier ne tarissait d'éloge. Hassan gravit rapidement les échelons de l'armée de Souleyman qui reprenait petit bout par petit bout le territoire de leur pays. Il fut convoqué avec son père par Souleyman en personne qui impressionné par leurs faits d'armes, nomma Hicham à la tête d'une petite troupe d'homme, dont Hassan. Ils étaient prêt à se venger, et suivraient Souleyman jusqu'à la mort s'il le fallait.
A Suivre
- 3

- 2

Humain
Homme
Taps
Chapitre 4 : Un fils de substitution
La troupe d'Hicham se fit rapidement un nom au sein de l'armée de Souleyman, bataille après bataille leur légende grossissait aussi vite que l'ampleur du territoire qu'il reconquérait. Hassan en particulier était devenu le héro de nombreuses chanson, le guerrier au cœur de lion que craignait tous ses adversaires. Cette renommée et ces victoires amenèrent régulièrement Hichan et son fils à rencontrer Souleyman. Ces rencontres furtives devinrent des buffets partagés avec une garde rapprochée, puis finalement des repas partagés juste à 3. Hassan et Souleyman discutaient pendant des heures de leurs tribus, de ce qui leur manquaient le plus et de ce qu'ils avaient hâte de refaire une fois l'ennemi repoussé, une vrai amitié se forgea entre les deux hommes.
Un soir, Souleyman , un peu ivre, se confia à Hassan sur la tragédie qu'il avait vécu et qui l'avait poussé à se rebeller. Souleyman et sa famille vivait dans un petit village, très proche de la frontière Jazaïrienne, il n'était pas rare que de petites attaques aient lieu, sans grande importance. Souleyman vivant avec sa bien aimée Nassyri et leurs trois fils. Lorsque la guerre éclata, le village de Souleyman n'eu pas le temps d'évacuer les plus faibles et ce jour là Souleyman était parti en expédition pour vendre quelques peaux aux villages voisins. Quand il revint, le village n'existait plus, seul des tas de cendres et quelques braises encore fumantes attestaient de la vie qui avait eu lieu ici. Souleyman découvrit dans les décombres de leur demeure les 4 corps calcinés de sa famille, enlacés les uns avec les autres, sans doute avaient-ils attendu que leur père rentre pour les sauver, mais il n'était jamais arrivé. Depuis ce jour, Souleyman voua ce qu'il lui restait de vie à tuer les animaux qui avaient fait ça, et petit à petit des hommes s'étaient mis à le suivre, formant une armée. Complètement ivre, il criait qu'il se fichait totalement de tous ses hommes, qu'ils n'étaient que des armes pour atteindre son but et tuer chaque Jazaïrien qui avait osé fouler la terre du Maghrib. Puis il se tourna vers Hassan, et lui dit que lui il ne s'en fichait pas, qu'il lui rappelait ses fils et qu'il le protégerait comme il n'avait su le faire pour sa propre famille.
Depuis cette soirée, la relation entre Souleyman et Hassan changea. Hassan était honoré par les paroles de Souleyman, mais son discours sur ses hommes et sa soif de vengeance inquiétait beaucoup Hassan, qui malgré tout continuait de suivre son nouveau mentor comme une ombre.
Chapitre 5 : Trahison
Les batailles reprirent après cette soirée étrange, la troupe d'Hicham perdit son meilleur homme quand Hassan fut désigné pour entrer au sein de la garde rapprochée de Souleyman. Un peu de façon inexplicable, une troupe de fermier réussissait à repousser une armée ordonné par la simple volonté de leur leader. Bientôt la présence Jazaïrienne en terre Maghribienne n'était plus qu'un trait dans l'histoire, plus qu'un petit front résistait, plus pour que le tyran ne perde pas totalement la face qu'autre chose, les Jazaïriens ne pouvaient plus espérer grand chose de cette campagne cauchemardesque.
Un dernier village, voilà ce qu'il restait de la conquête Jazaïrienne ce soir là, quand Souleyman et Hassan se retrouvèrent une nouvelle fois pour diner. Souleyman avait un regard sombre ce soir là, Hassan s'en souviens. Plus tôt dans la journée Souleyman avait ordonné que la troupe d'Hicham soit honoré d'être celle qui, dès le lendemain se rendrait dans ce village pour repousser la petite dizaine de Jazaïrien restant et mettre fin à cette guerre.
Merci mon ami de permettre à mon père d'être honoré de cette façon, son nom entrera dans l'histoire de notre nation!
De rien mon ami, ton père entrera dans l'histoire je te le promet, mais de façon encore bien plus glorieuse que tu ne le crois ... Assieds toi, je vais te dévoiler l'avenir du Maghrib dont ton père est la première pierre.
Hassan s'assit comme il lui avait été demandé, mais le ton de la voix de son ami et son regard l'inquiétait. Au fur et à mesure de la reconquête le regard de Souleyman avait changé et effrayait Hassan. La soif de vengeance qu'il y lisait ne faisait que grossir malgré le nombre de mort qui s'entassait des deux côtés. Des rumeurs circulaient, Souleyman deviendrait complètement fou, entrait parfois dans des colères noires, détruisant tout ce qui passait proche de lui. Il aurait même tué de ses propres mains deux de ses gardes après avoir appris qu'un soldat Jazaïrien avait réussi à fuir en vie un champ de bataille alors que ses ordres étaient clair:
Plus aucune pitié pour ces chiens, qu'ils meurent tous! Et ne permettez plus à aucun de leur prêtre de pénétrez les champs de batailles, tuez les tous eux aussi! Brulez chaque cadavre que les colonnes de fumée et leurs cendres se répandent jusque dans leur sales pays!
Souleyman apporta à la table d'Hassan une carte. Il y était indiqué le fameux village dont son père devait prendre possession d'ici quelques heures, mais plein d'indications venait s'agglutiner autour. Un autel de sang avait été dessiné non loin du village, et une grande flèche rouge se rendait au coeur de la nation Jazaïrienne.
Vois-tu Hassan, le peuple n'est pas prêt encore pour la vérité. Il souhaite que je cesse ma guerre après avoir chasser ces monstres de chez nous! Mais il est HORS DE QUESTION que cela arrive... J'ai bien réfléchis, tu sais ... Ce sont des DEMONS, et c'est NOTRE DEVOIR de les éradiquer jusqu'au dernier! Alors je me dois de convaincre le peuple que c'est la bonne décision ... et rien de mieux qu'un martyr aimé de tous pour cela ...
Tout devint clair aux yeux d'Hassan, le discours, les dessins sur la carte, l'autel de sang! Les Jazaïriens n'étaient pas quelques dizaines dans ce village, c'était une véritable armée qui attendait son père et sa petite troupe d'homme! Il devait les prévenir, il bondit de son fauteuil sans un mot pour Souleyman et se dirigeait vers la porte quand chacun de ses muscles le trahirent. Il avait été drogué à son insu, son corps refusait désormais d'agir, pourtant il le devait, son père allait mourir! Les ténèbres l'engloutir et tout devint noir.
Chapitre 6 : Le rêve
Hassan ouvrit les yeux, dans un champ de blé, au son des rires d'enfant. Une femme était allongé sur son torse et deux enfants, un garçon et une fille un peu plus jeune, se courait après dans le champ. Il était de retour dans sa demeure, offerte par Souleyman lors qu'Hassan avait décidé d'épouser Samira, une femme qu'il avait rencontré dans un village qu'il avait aidé à sauver. Dès le premier regard ce fut l'amour fou entre ces deux là. Samira avait d'abord rejeté les avances d'Hassan, se laisser conquérir par un guerrier qui un jour ne reviendrait pas de sa dernière bataille, non merci! Mais l'amour avait été plus fort, et ils avaient mené une relation parfois difficile mais toujours fougueuse. Rapidement, Hassan épousa Samira et peu de temps plus tard elle lui donna un fils puis une fille.
Les jours heureux s'écoulèrent , d'autant plus que suite à la reconquête d'une grande partie du territoire, les batailles devenaient de plus en plus espacés pour Hassan qui avait le temps de s'occuper de son domaine et de sa famille. Hassan avait alors commencé à réfléchir à ce qu'il ferait, après tout ça, après la guerre. Il avait décidé d'ouvrir une petite boutique avec son épouse, ils y vendraient leurs productions, des céréales, les poteries de Samira, quelques plats préparés par Hassan.
Souleyman leur rendait régulièrement visite, les bras généralement remplis de cadeau pour les enfants, Hicham étant plus souvent absent, il prenait un peu la responsabilité du grand-père. Hassan et Souleyman passaient alors des heures à discuter sur la terrasse buvant et mangeant plus que de raison. Souvent Samira s'arrangeait pour les laisser seul, elle ne savait l'expliquer mais elle racontait souvent à Hassan toute la crainte que lui inspirait son ami.
Aujourd'hui ils étaient tous les quartes dans ce champs, Hassan ne se souvenait plus vraiment pourquoi. Un pique nique? Une sieste sous le soleil après un délicieux repas pris à la demeure. Plus il y réfléchissait, plus Hassan se rendit compte qu'il n'avait plus la moindre idée de la façon dont il avait atterri ici ... Il se creusait la tête et les premières incohérences se révélèrent. Samira, elle ne pouvait être là, elle avait pris les enfants pour quelques jours au bord de la mer parce qu'Hassan était quant à lui parti au front pour en finir avec cette foutue guerre ... Alors que faisait-il ici lui aussi? Des images lui revinrent en tête, un Souleyman complètement ivre de rage, proférant des menaces de mort envers tout le pays voisin. Le diner de la veille refaisait surface petit à petit, Samira disparu, les enfants aussi, le champ de blé s'obscurcit, le discours de Souleyman de la veille résonnait dans la tête d'Hassan puis le trou noir...
Il ouvrit les yeux, il était dans sa tente de guerre, là où il devait se préparer à l'assaut, le soleil commençait à se montrer...
Mon père!
A suivre
- 2

- 1



31 


