Nain
Homme
Libra 

Vous tombez sur une bouteille à moitié ensablée portant le sceau de la Confrérie du Plateau. Dessus vous pouvez y lire "briser le sceau en cas de mort par assassinat (ou bien si vous avez croisé Ortanko par hasard, ce qui revient au même)."
Si vous l'ouvrez vous pourrez y trouver le parchemin ci-dessous :
Guide Officiel : Comment Supporter un Meurtre Sauvage par Ortanko
Rédigé à la demande de la Confrérie du Plateau, pour la sécurité mentale des vivants en voie de décès, des morts pas vivants, et des morts peu vifs.
1. Respirez profondément.
Oui, vous êtes mort.
Oui, encore.
Oui, c’est probablement Ortanko.
Oui, il a sûrement ri en le faisant.
Respirez quand même. (Vous êtes dans les limbes, parfois en enfer, mais ça va aller, promis...)
2. Rappelez-vous que mourir fait partie de la tradition.
Dans certaines cultures de Terra, on dit qu’être tué par Ortanko est :
un rite de passage,
une manière de dire bonjour,
ou simplement une erreur de trajectoire.
Quoi qu’il en soit : si Ortanko vous tue, c’est que vous existez.
Et ça, c’est beau.
3. Reformulez l’expérience.
Ne dites plus :
« Ortanko m’a encore explosé la colonne vertébrale alors que je faisais mes quêtes en paix. »
Dites plutôt :
« J’ai bénéficié d’une interaction épique non sollicitée avec un champion du désert. »
C’est plus noble.
Ça fait moins traumatisme.
Et ça fait rire vos camarades, ce qui réduit la charge émotionnelle (sauf pour vous).
4. Prenez exemple sur Djoodha.
Djoodha a développé une sagesse particulière : chaque matin, il se connecte en sachant que statistiquement, il a une chance sur deux d’être un cadavre.
C’est devenu un réflexe.
Pour mieux vivre ça :
préparez votre café avant d’ouvrir la carte,
vérifiez si votre avatar n’est pas par terre avant d’avaler une gorgée ; et si c'est le cas, rappelez-vous que vous auriez pu être tué par quelqu’un de moins prestigieux.
Soyons honnêtes : mourir par Ortanko, c’est mourir "épique".
5. Comprenez l’échelle émotionnelle d’Ortanko.
Ortanko ne tue pas vous.
Ortanko tue :
votre espoir,
votre tranquillité,
et parfois votre dignité.
Mais pas vous personnellement !
C’est un service public qu’il rend au royaume.
D’ailleurs, l’homme est simple :
- s’il vous voit,
- s’il peut vous tuer,
-> il vous tue.
Cela n’a rien de personnel.
C’est son yoga à lui.
6. Célébrez votre résurrection comme un cycle naturel.
Dans la faune de Terra :
l’herbe repousse,
la rosée revient,
Djoodha respawn.
C’est la grande roue de la vie. Vous n’êtes pas victime d’Ortanko, vous êtes un élément récurrent du biotope (vous avez juste fait une malheureuse avec son superprédateur).
7. Parlez-en autour de vous.
La Confrérie du Plateau met à disposition un outil très important : le salon Discord #thérapie-post-mortem, où chaque mort peut être racontée en dramatisant beaucoup, en exagérant énormément, et en récoltant des réactions mélangées de
« 😂 » (Surtout par Phélicien 1er)
et
« 😭 ».
C’est thérapeutique.
8. N’oubliez jamais ceci :
Ortanko est constant.
Ortanko est fiable.
Ortanko est… une sorte d’aléa météorologique mortel.
Et cela signifie quelque chose de profondément rassurant :
Si Ortanko vous a tué aujourd’hui… il vous tuera probablement demain aussi.
La vie est instable.
Ortanko, non.
Et ça, ça réconforte.
9. Bonus : la méthode Karacole
Karacole recommande une technique ancestrale : râler, grogner, insulter en nanique, et repartir construire des murs jusqu’à retrouver le calme intérieur.
Ça fonctionne sur 83 % des nains.
Et 12 % des autres races. (Pas sur Djoodha et les 5% restants qui ont cassé leur téléphone depuis leur dernier spawn-kill)
10. Conclusion
Si vous avez survécu à ce guide, vous survivrez à Ortanko.
Vous mourrez quand même, mais psychologiquement vous mourrez mieux.
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